Je te dis « vous », je ne vous connais pas
Pourtant je vous sens bouger en moi
Ecoute, écoute le cri de la sirène
Ecoute, écoute
Six reines en peine deviennent
Mes sens, essence de votre peine
Découvrir, mon désir, mon plaisir
Lorsque vous faîtes, allez et venir
Démon, Des monts, des vallées, des merveilles
Des fées, Défait mon cauchemar, mon éveil
Mon ange qui surveille, mon ange je panique
D'apprécier tellement notre nuit pornographique
Me sortant soudain de ma solitude
Des morts, des morsures mon inhabitude
Carrément caressante, étendue sur le sol
Carrément languissante, légèrement frivole
Mes délits, mes délices, mes délires, je m'envole
Puis je te « je », le jeu connu enfin
Ton corps, mon corps, le tien, le mien
Ecoute mon envie ma pornographie
ta p'tite princesse perverse
les mots sur ma peau que tu écris
Ecoute écoute la voix de ma détresse
Je suis la sève qui pèse sur tes branches
De ton arbre, délabre, tes mains sur mes hanches
Faisons une danse, comme une romance
Fais-moi crier, comme une souffrance
Brise mes chaines, donne-moi la délivrance
Créature brulante de passion
Mon illusion, ma destruction
Toujours plus loin, toujours plus fort
J'en veux encore, encore et encore
Je ne sais pas parler, je ne sais pas jouer
Je ne suis pas tes pas, suicide mes pensées
En un tour de magie, étrange sortilège
Regarde, regarde, tu m'as prise au piège
Je ne t'ai jamais dis le « vous » romantique
De deux héros d'un roman pathétique
Le « tu » a tué ma naïveté ordinaire
Arrêtons un peu le jeu de nos manières
Alice